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15/06/2007

Je suis né le 14 juin 2007

pic : adikt©

Petite piqûre de rappel : Daft Punk est un binôme qui a sorti son premier album en 1997 : Homework. Très vite, les ventes s'accélèrent, on parle du phénomène français. Cet album naît d'une tournée, qui se poursuivra par la suite. Un critique anglais, présent à l'un des live s'écrie "Ce n'est pas possible que ce groupe soit français : c'est trop bon". Et pourtant, 4 ans après, en mars 2001, le duo réitère, dans un style tout à fait différent et sort Discovery, un bijou de house music, un hymne à la funk. Cette fois-ci, pas de tournée. Critiqué par la suite pour avoir créé ses morceaux à partir de samples (et non pas de les avoir créés de toute pièce), le groupe riposte en mars 2005 et sort Human After All. Pas de tournée, pas d'interview, juste un album "qui parle de lui-même" (Thomas Bangalter) et qui prend et reprend des samples en boucles interminables, jusqu'à épuisement. Le décor est planté.

En clair, hier soir, la partie était tendue, comme lorsqu'une une équipe de foot ne peut pas se permettre de perdre un match à la maison. Depuis quelques temps déjà, le groupe tourne, cela a commencé à Belfort, aux Eurockéennes, et s'est poursuivi à Los Angeles (à Coachella). Et hier soir, Daft Punk a affronté Paris, Bercy. 17500 personnes en folie, pendues aux samples, et à la musique de deux hommes. Et à 2 contre 17500, les Daft Punk ont gagné. Depuis les quelques notes de Rencontre du Troisième Type, jusqu'au rappel complètement hallucinant, le duo a n'a pas arrêté : la foule non plus. Hier soir, j'étais parmi eux, hier soir, j'ai crié avec eux, hier soir, je suis né. Hier soir, j'étais à ma place, dans la foule, à recevoir ce qui musicalement pourrait se décrire comme l'événement musical de l'année, pendant que les Daft Punk, eux, étaient à la leur. Comme ces hommes qui ont ce truc en plus, cette image qu'ils dégagent, l'impression que l'on a de les savoir à leur place.

Balayés, les doutes qu'avait soulevé le troisième album. Soufflée la peur de voir 10 ans de rêve s'effondrer en un soir. Littéralement bouleversée ma conception de la musique. Et ça, c'est pour la musique. Parce que les yeux en prennent aussi pour leur compte. Un vrai show, un "opéra électro", un voyage tant audio que visuel, la pyramide qui brille de toute ses forces, qui envoie des images de nature, d'humains, qui propose des voyages psychédéliques à la Kubrik. Hier soir, c'est une partie de la culture qui a pris de l'avance, c'est un mouvement qui a pris un poid considérable. Hier soir, 10 ans m'ont semblés jeunes et vieux à la fois. Deux hommes sont responsables de cette avancée. Pas mal pour des "Punks Débiles".

Vidéos, Photos, and English version soon.
Article publié sur Le Courant.


pic : Adikt & Pandanka

08/06/2007

†.†.†


Un tour de chauffe.
Voilà la première impression que l'on a en ressortant de la "grande" petite salle de La Cigale. Un tour de chauffe, mais certainement pas un concert à part entière. C'est cette même impression que l'on a à la première écoute de . Service minimum, en vogue avec la politique de notre bien aimé président en quelque sorte.
Xavier et Gaspard ne s'y sont d'ailleurs pas trompés. Lors d'une interview donnée à Laurence Pierre sur France Inter (émission "Alternatives"), Xavier déclarait redouter la sortie de : "J'ai un peu peur que ça fasse comme quand j'attendais la sortie des Trois Frères dans mon cinéma de banlieue. Tous mes potes m'en avaient dit tellement de bien, que quand je l'ai vu j'ai été déçu". Touché.

Reste qu'un album est une chose, un concert en est une autre. Il y a quelque chose chez ce binôme, c'est indéniable. Ils maîtrisent le sujet. Si les DJ set ont pu quelques fois laisser à désirer (les compères admettent ne pas être experts en la matière), le live auquel les spectateurs de La Cigale ont pu assister était la preuve d'un savoir faire incontestable. Preuve en est que rares sont les fois où Gaspard se penche vers Xavier, ou l'inverse. Un regard, un geste, et les tueries à basse saturée s'enchaînent. Laissant la place tantôt à un sample bien connu (la foule de reprendre en coeur WE ARE... YOUR FRIENDS !) ou moins (plusieurs des remixs qu'ils ont composé sont passés dans la soirée, ainsi que des clins d'oeil à diverses personnalités du label Ed Banger). Pas une seule fois entre Genesis et Waters of Nazareth les bras ne retombent, les voix ne s'estompent. La salle est conquise. Quelle erreur a donc pu commettre Justice pour que le bilan soit en demie teinte ?

La simple, et respectée de tous les artistes, règle du rappel. Une heure de concert, c'est trop court. La règle est valable n'importe où dans le monde. Et surtout, lorsque l'on reçoit une ovation telle que celle qu'ont reçu les deux parisiens hier soir, on ne fait pas l'affront de ne pas y répondre. Outre les grands absents de la playlist (The Party, New Jack, ou DVNO, pourtant des morceaux importants de l'album qui sort le 11 juin), Justice a commis l'erreur cruelle de ne pas respecter son public. Et entendre Pedro Winter (manager de Ed Banger), se faire huer par la foule en est la preuve. L'after party proposée par le label à la Loco n'a pas suffi à calmer les esprits, et l'ambiance était à la grimace à la sortie. La présence de DJ Mehdi, SebastiAn, Teki Latex ou même Élodie Bouchez a pu peut être éluder cela quelques temps, mais il y a fort à parier que la déception est grande chez le public. Elle s'accompagne de la sortie de l'album qui bien qu'encensé par la critique pose problème. Et si les successeurs annoncés des Daft Punk n'étaient en fait qu'un duo certes doué, mais qui devaient encore faire ses preuves ? L'avenir nous le dira.

22/01/2007

Smagghe


Smagghe
envoyé par adikt


Voici comme prévu les images de la soirée Kill The DJ, avec Mr. Smagghe aux platines !

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